Grâce à un projet de surcyclage, plusieurs centaines de mètres carrés de toile de polyéthylène utilisée pour protéger les véhicules hors route durant le transport ont été transformées en 2 400 sacs réutilisables qui auront une longue vie dans l’écosystème textile dans Sept-Rivières et en Minganie.
Le projet Le surcyclage de toiles plastiques au service de la filière textile, une initiative innovante portée par l’Atelier Laforge en collaboration avec Environnement Côte-Nord, est né de la volonté de valoriser les toiles de polyéthylène utilisées pour protéger les motoneiges et VTT durant le transport. Jusqu’ici, celles-ci étaient vouées à l’enfouissement.

« Au-delà du développement d’un nouveau produit, l’initiative a permis de mobiliser plusieurs acteurs du réemploi textile des MRC de Sept-Rivières et de Minganie autour d’une démarche concertée », indique Caroline Fortier, chargée de dossier en écoresponsabilité chez Environnement Côte-Nord.
1 400 sacs réutilisables fabriqués en collaboration avec l’Atelier de rembourrage Poirier iront au CAB de la Minganie, au CAB de Port-Cartier et au Centre d’hébergement Tipinuaikan.
Ils y seront principalement utilisés pour la collecte, le tri, le transport et l’entreposage des vêtements, soutenant ainsi une « boucle logistique régionale » de réemploi et de recyclage des textiles à laquelle participent ces friperies, Ressources de Réinsertion Le Phare et Recylez Dons.
À Sept-Îles, Recyk et Frip intègrera 500 sacs à sa tournée saisonnière de récupération de vêtements. 500 sacs supplémentaires ont été conçus pour la vente de chiffons de cette entreprise d’économie sociale.
On estime qu’au bas mot, le projet permettra d’éviter l’usage de 6000 sacs de poubelle jetables par année, une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’environ 375 kg CO₂ éq./an.
Des impacts positifs sur la durée de vie des matériaux, dans ce cas-ci, les toiles plastiques, la diminution de l’empreinte environnementale des organisations participantes et le maintien d’une expertise régionale en couture sont des bénéfices collatéraux.
« Ce projet illustre parfaitement ce que l’économie circulaire peut apporter à notre territoire. Une matière résiduelle produite par une entreprise devient une ressource utile pour des organismes communautaires, tout en créant des liens durables entre plusieurs acteurs régionaux. C’est un excellent exemple de synergie nord-côtière », conclut Caroline Fortier.


Un financement de près de 11 400 $ a été accordé par Environnement Côte-Nord au projet, un soutien financier soutenu par la contribution de la Société du Plan Nord dans le cadre du Plan d’action nordique 2023-2028.
Également à lire















